Quand on évoque l’esprit déjanté de Fluide Glacial, difficile de ne pas penser à Édika. Ses albums publiés à partir des années 80 sont devenus de véritables objets cultes pour toute une génération de lecteurs, notamment dans le Bénélux où le magazine circulait largement.
Chez Édika, rien n’est linéaire, rien n’est sage, et c’est précisément ce qui fait toute la différence.
Un humour qui déborde des cases
Les albums d’Édika compilent des histoires où le chaos est roi. Les dialogues s’enchaînent à un rythme effréné, les personnages hurlent, se contredisent, cassent la narration.
Bronsky Proko, figure emblématique de son univers, évolue dans un quotidien qui bascule sans prévenir dans l’absurde total. Les situations partent d’un détail banal pour exploser en digressions improbables.
Ce qui frappe à la relecture, c’est la densité. Chaque case est remplie de gags visuels, de jeux de mots, de détails qu’on ne remarque pas toujours au premier passage.
Des albums marquants des années 80–90
Durant cette période, plusieurs recueils deviennent incontournables dans les rayons BD. Les couvertures colorées et immédiatement reconnaissables attirent l’œil, et l’intérieur ne déçoit jamais.
Une liberté graphique totale
Édika joue avec la mise en page, multiplie les bulles, surcharge volontairement ses planches. Pourtant, malgré cette apparente anarchie, tout est maîtrisé. Le dessin reste précis, le rythme parfaitement calculé.
Pour beaucoup de lecteurs du Bénélux, ces albums représentaient une alternative rafraîchissante aux formats plus classiques de la BD franco-belge. On passait de l’aventure structurée à un univers complètement imprévisible.

Des pièces recherchées par les collectionneurs
Aujourd’hui, certaines premières éditions publiées chez Fluide Glacial sont devenues recherchées.

Les tirages d’époque, avec leur maquette originale et leur papier caractéristique, ont une saveur particulière.
Au-delà de la valeur financière, ces albums incarnent surtout une période où la bande dessinée osait tout, sans filtre et sans compromis.
Pourquoi ces albums restent cultes ?
Relire Édika, c’est retrouver une énergie brute, une créativité sans limite. Son humour peut dérouter, parfois diviser, mais il ne laisse jamais indifférent.
Ses albums chez Fluide Glacial ne sont pas simplement des recueils de gags : ce sont des concentrés de liberté artistique. Et c’est précisément pour cela qu’ils continuent, encore aujourd’hui, à fasciner les amateurs de BD des années 80–90.
Aucune réponse