Jodorowsky, le scénariste visionnaire

Dans l’univers des Les Humanoïdes Associés, un nom s’impose dès que l’on parle de récits ambitieux et hors normes : Alejandro Jodorowsky. Scénariste, cinéaste, dramaturge, penseur mystique… Jodorowsky n’est pas un auteur classique. Et ses bandes dessinées ne le sont pas non plus.

Avec lui, la science-fiction devient philosophique, spirituelle, parfois dérangeante, mais toujours spectaculaire.

Une vision qui dépasse la BD

Jodorowsky n’aborde pas la bande dessinée comme un simple terrain de divertissement. Pour lui, chaque histoire est une quête. Une exploration de la conscience, du pouvoir, de la destinée humaine.

Ses récits mélangent science-fiction, symbolisme, humour noir et réflexion métaphysique. Ce mélange donne des œuvres denses, parfois exigeantes, mais profondément marquantes.

L’Incal : une œuvre fondatrice

Sa collaboration avec Moebius sur L’Incal reste l’un des grands moments de la BD européenne. L’histoire de John Difool, détective minable plongé dans une aventure cosmique, devient rapidement un classique.

https://www.humano.com/assets/CatalogueArticle/35650/Incal1Cover_zoomed.jpg

Une fresque ambitieuse

Derrière l’action et l’univers futuriste, Jodorowsky glisse des thèmes universels : la transformation intérieure, la quête de sens, la critique sociale. Ce n’est jamais gratuit. Chaque élément semble faire partie d’un ensemble plus vaste.

Le succès de L’Incal ouvre la voie à d’autres sagas comme La Caste des Méta-Barons, où l’on retrouve cette ampleur presque mythologique.

Une influence durable dans les années 80–90

Dans le Bénélux, ces albums trouvent un public curieux, prêt à découvrir une BD plus adulte, plus audacieuse. Jodorowsky participe à cette évolution majeure : la bande dessinée devient un espace d’expérimentation intellectuelle autant que graphique.

Son écriture tranche avec les formats plus classiques. Elle assume sa complexité, son intensité, son côté parfois excessif.

Un scénariste à part

Ce qui frappe chez Jodorowsky, c’est son absence totale de compromis. Il écrit comme il pense : librement, sans chercher à simplifier. Cela peut dérouter, mais c’est aussi ce qui rend ses œuvres si singulières.

Aujourd’hui encore, ses séries continuent d’être lues, rééditées, discutées.

Jodorowsky n’a pas simplement écrit des scénarios. Il a construit des univers. Et ces univers continuent d’influencer la science-fiction en bande dessinée bien au-delà des années 80–90.

étiquettes
catégories

Aucune réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *