S’il y a bien un auteur qui incarne le chaos joyeux de Fluide Glacial, c’est Édika. Avec lui, on ne parle plus simplement d’humour absurde. On parle d’explosion permanente, de délires graphiques, de dialogues qui partent dans tous les sens et de planches où chaque centimètre semble vivant.
Lire Édika, c’est accepter de perdre pied. Et c’est précisément ce qui fait tout son charme.
Un style immédiatement reconnaissable
Chez Édika, les cases débordent. Les personnages crient, gesticulent, se contredisent. Les bulles se multiplient, les digressions envahissent la page, et le lecteur se retrouve embarqué dans une spirale incontrôlable.
Bronsky Proko et les autres
Parmi ses figures récurrentes, Bronsky Proko est sans doute la plus emblématique. Entouré d’une galerie de personnages hauts en couleur, il évolue dans un quotidien qui bascule sans prévenir dans le non-sens total.
Mais derrière cette folie apparente, il y a une vraie maîtrise. Le dessin est précis, le rythme parfaitement contrôlé.

L’absurde n’est jamais gratuit : il est construit, assumé, orchestré.
L’esprit Fluide poussé à l’extrême
Dans les années 80–90, Édika devient l’un des piliers du magazine. Son humour tranche avec les formats plus traditionnels. Il ne cherche pas à rassurer le lecteur. Il le bouscule.
Dans le Bénélux, où Fluide Glacial circule largement, ses planches marquent durablement les esprits. Pour beaucoup, Édika représente une forme de liberté totale : celle de faire de la BD sans limite de ton, de sujet ou de structure.

Une lecture qui ne ressemble à aucune autre
On ne lit pas Édika comme on lit un album classique. On explore. On s’arrête sur les détails. On relit une case parce qu’on a raté un gag caché dans un coin.
Son humour peut diviser, mais il ne laisse jamais indifférent.
Un héritage d’énergie pure
Aujourd’hui encore, son travail garde une fraîcheur étonnante. L’énergie qui traverse ses planches reste intacte.
Édika, ce n’est pas juste de l’absurde. C’est une mécanique parfaitement huilée qui donne l’impression d’un désordre permanent. Et c’est précisément ce paradoxe qui en fait un auteur à part.
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