Ex-libris et affiches des années 80–90 : trésors oubliés ?

Quand on parle de collection, on pense immédiatement aux albums. Pourtant, dans les années 80–90, tout un univers d’objets gravitant autour des BD a vu le jour : ex-libris numérotés, affiches promotionnelles, PLV de librairie, cartes spéciales…

Aujourd’hui encore, ces pièces restent parfois dans l’ombre des albums eux-mêmes. Et pourtant, certaines sont devenues de véritables trésors pour les passionnés.


L’ex-libris : petit format, grande valeur

L’ex-libris est souvent tiré en quantité limitée, parfois numéroté, parfois signé. Distribué en librairie lors d’une sortie d’album ou offert pendant un festival, il était rarement conservé avec l’idée d’un futur marché.

Dans les années 80–90, des éditeurs comme Les Humanoïdes Associés ont accompagné certaines sorties d’ex-libris très recherchés aujourd’hui, notamment autour de séries de science-fiction culte.

Ce qui fait la rareté

  • Tirage limité clairement indiqué
  • Numérotation manuscrite
  • Signature de l’auteur
  • Excellent état (pas de pli, pas de jaunissement)

Un ex-libris en parfait état, conservé à plat et à l’abri de la lumière, peut aujourd’hui valoir presque autant qu’un album.


Les affiches promotionnelles : survivantes fragiles

Les affiches éditées pour promouvoir une sortie en librairie étaient rarement destinées à être conservées. Collées en vitrine ou affichées en boutique, elles étaient souvent jetées après la campagne.

C’est justement cette fragilité qui explique leur rareté actuelle.

Certaines affiches liées à des sorties marquantes des Humanoïdes ou à des publications de Fluide Glacial sont devenues difficiles à trouver, surtout en bon état.


Les PLV et objets de librairie

Présentoirs cartonnés, chevalets, cartons publicitaires… Ces objets, appelés PLV (publicité sur lieu de vente), étaient conçus pour être temporaires.

Aujourd’hui, retrouver une PLV complète des années 80–90 relève presque de la chasse au trésor.

Pour les collectionneurs spécialisés, ces pièces racontent une autre histoire : celle de la commercialisation et de la mise en avant des albums à l’époque.


Pourquoi ces objets prennent de la valeur

Contrairement aux albums imprimés à plusieurs milliers d’exemplaires, ces objets étaient produits en quantités bien plus réduites. Leur taux de survie est faible.

Dans le Bénélux, où les librairies spécialisées jouaient un rôle central dans la diffusion de la BD adulte, ces supports promotionnels faisaient partie du décor. Les retrouver aujourd’hui, c’est retrouver un morceau d’ambiance des années 80–90.


Des trésors encore sous-estimés ?

Le marché reste plus discret que celui des albums. Pourtant, la demande augmente chez les collectionneurs avertis.

Ces ex-libris et affiches ne sont pas seulement des objets décoratifs. Ils sont des témoins d’une époque où la bande dessinée adulte gagnait en visibilité et en reconnaissance.

Et c’est peut-être justement parce qu’ils ont longtemps été considérés comme secondaires qu’ils deviennent aujourd’hui si intéressants à redécouvrir.

étiquettes

Aucune réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *