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ARCHIVES | 2003 | BELOW THE SEA


Photos

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Biography

Below the Sea is one of these bands from which comes out an undoubtful singularity hiden below some approach that would normally be found in ambient music. Their language spread throughout the first album (The Loss of our Winter) settled the basis of their music, situated not far from meditative and repetitive atmospheres. This result helped the band realising that there really was a specific caracteristic in the ambient music, unknown music for which the composition part is linked to floods of sound waves. Cheered by the critics and supported by public and university radios, Below The Sea goes on with WhereAreMy Records.

 

 

Following this, their second album offers up different atmospheric states through an atmosphere theme. Whereas their first album was floating on quiet water, "Les Arbres Dépayseront Davantage" opens the doors to a more dynamic and muffled breath. The album opens on "let it happen", track inspired by the caracteristics of the wind which, blowed through leaves, often takes a higher intensity; a cohesion created by the guitars which quickly stands in this dynamic. Baffling, "Ombrages en morceaux" creates a land of silk blured by the unexpected through the superposition of excentric sounds whereas "L’hôtel des Malheureux" introduces Below the Sea under an unknown aspect. In the heart of the album, "Overseas" spreads in no time (1,41 min.) all the caracteristics for a perfect atmosphere. "La Conscience est une malédiction", then, would draw back to the shore all those who got lost on the way.

 

 

One more time, Below the Sea takes out from its own imagination a space at the limit of obscurity, not far from the ideas associated with the well-known images of post-rock, yet closer to ambient-rock... A unique Belgian concert for this promising trio.

 

Discographie

-) The loss of our Winter, album, WhereAreMy, 2001.

Ce qu'en pense Matamore :
Premier album pour ce trio canadien originaire de Québec et Montréal. L’analogie avec Godspeed est évidente : même pays, même région, même environnement, même nature instrumentale, instrumentation semblable quoique un peu plus électronique et osmotique ici, même utilisation juste de spoken word à certains moments…
Mais cette vision serait purement réductrice, car plus que simple post-rock ou drone music expérimentale mi-Constellation mi-Kranky, Below the Sea préfère s’abreuver aux sources cristallines du shoegazing (Slowdive, Cocteau Twins, Insides…) et à celles, minérales, d’un certain ambient (Harold Budd, Scenic, Hood…)
Et autant Godspeed est théâtral, tragique, mélodramatique, méthodiquement construit, autant Below the Sea privilégie timidité et discrétion et s’adonne à des soundwaves flottants comme des icebergs descendant du Nord pour se noyer dans les mers du Sud.
Si Godspeed est une saison, c’est l’automne entre la brutalité de la fin de l’été et les souffrances cuisantes de la nuit hivernale. Pour Below the Sea, ce serait plutôt le printemps avec sa vie qui dégringole de partout.
Un printemps en sous-bois, abrité par les arbres, caché dans la végétation. Below the Sea comme sous la mer, errant dans une forêt d’algues secouées de doux remous, où paissent poissons longiformes engourdis. Une eau laiteuse comme une vallée boisée envahie de brouillard où l’on se meut léthargique.
(...) "The Loss of our Winter" est un album étrange, timide et discret, mais conséquent et superbe et on a raison de croire au futur d’un groupe qui doit encore se déployer.

Didier - Matamore.

 

-) Split Below the Sea / Micro:Mega, 10’’, Monopsone, 2001.

Ce qu'en pense Popnews :
(...) La prestation de Below The Sea s’avère réconfortante. Distillant un précieux spleen renvoyant au meilleur de Tarentel, Below The Sea a de l’envergure. (...)

Philippe - Popnews.

Ce qu'en pense Matamore :
L’autre face, celle réservée à Below The Sea est d’un intérêt bien plus poussé. On les connaissait déjà avec leur superbe premier album, 'The Loss of our winter' sur Alice in Wonder, on les retrouve avec joie.
Plus que jamais leur musique pousse ici comme nénuphars sur les eaux des Tarentel, Harold Budd, Labradford, Durutti Column, Mogwai ou Cocteau Twins. Beauté, légèreté, évanescence, spleen des yeux perdus vers le couvert des forêts et visions idylliques à l’état pur.
(...) La contribution de Below The Sea vaut à elle seule largement l’acquisition du 10’’, pour son quart d’heure d’apesanteur totale.

Didier - Matamore.

 

-) Split The Relict / Below the sea, 7’’, Johnny Kane, 2002 .

 

-) Les Arbres Dépayseront Davantage, album, Where are my, 2002.

Ce qu'en pense Matamore :
Le grand changement avec ce second album est la disparition des similitudes parfois évidentes sur leur premier avec leurs cousins canadiens de Godspeed You Black Emperor. Le côté mélodique et structurel a également été intensifié. ‘Les arbres dépayseront davantage’ est tout aussi planant que ‘The loss of our winter’ mais moins ambiant, un peu plus charnu.
On pouvait espérer au vu de la blondeur de la pochette et à la suite de l’hivernal début, une oeuvre estivale. Il n’en est rien. Below The Sea continue à explorer les mêmes aires glacées gelées et mélancoliques. On peut trouver une autre explication et analogie plus possible à cette mystérieuse pochette. Cette chevelure abondante et qui recouvre le visage n’est pas sans faire penser aux clichés accompagnant la scène shoegazer à laquelle les guitares de Patrick Lacharité semblent devoir beaucoup. Slowdive en premier lieu puis aussi les Cocteau Twins.
Cependant Below The Sea n’est en rien rétrograde ou nostalgique, au contraire. On peut facilement les rattacher à la famille space-rock des Windy & Carl, Landing, Yume Bitsu ou Surface of Eceon, quoique le trio ajoute des touches électroniques à sa musique ou des nappes réminiscentes de Labradford et ne goutte jamais aux épices du psychédélisme, privilégiant un certain minimalisme sonore dans la recherche d’un état de mélancolie pure et gracieuse.
Pour en revenir à la photo de pochette, celle d’une chevelure ou d’un visage recouvert, on ne peut pas non plus na pas penser à la vision floue qu’elle induit et qui est une caractéristique des effets à long terme de Below The Sea sur notre perception extérieure.
Le trio n’aime pas trop marquer ses morceaux et mélodies, il les préfère flottantes, déambulant à leur propre rythme et vitesse. Pas de vraies courses poursuites ici, jamais de murs de guitares noisy ou de ciels menaçant qui se déversent sans pitié, juste de temps à autres la traversée d’une chute d’eau ou une descente en deltaplane et toujours une profondeur de paysage, des espaces ouverts et calmes où tout se meut paisiblement et mystérieusement avec un sentiment d’infinité irradiant.
(...) Très bon album au total, signe de l’évolution de Below The Sea, essentiel comme le premier, une pleine réussite au niveau post-rock atmosphérique qui ne renie pas ses influences mais arrive à les transfigurer pour devenir entièrement passionnant lui-même.

Didier - Matamore.

Ce qu'en pense Voir :
Avec ce deuxième album, le trio québécois propose un rock instrumental atmosphérique dont l'omniprésente mélancolie, cette émotion trouble apte à déployer les plus grandes splendeurs, s'incruste tout en délicatesse dans les profondeurs de la conscience. Dès l'ouverture, avec Let It Happen, nous sommes happés dans un maelström qui tout au long du parcours connaîtra successivement des moments d'intensité et d'accalmie. Quelques collaborateurs ajoutent du relief à l'ensemble; la touche de piano à la Satie du Français Sylvain Chauveau génère une lumière ténue sur Accord final. Une écoute attentive de cet album est essentielle afin de s'y laisser couler. Émergeront alors les plus vives impressions comme les plus subtiles.

Clémence Risler - Voir.

 

Audio

Quelques MP3 parmi leurs différentes productions :

-) 'Black Monday For Investors'.
-) 'We Waved Goodbye And Stared'.
-) 'Ombrages En Morceaux'.
-) 'You Dried My Clothes With Your Tears'.

Vous pouvez également consulter une vidéo ici.

 

Web

-) Below The Sea.
-) WhereAreMy Records.
-) Interview dans Le Devoir.com.