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ARCHIVES | 2002 | TRISTEZA


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Biographie

Né il y a environ 5 ans, Tristeza est rapidement devenu un des groupes de San Diego dont on parlait le plus. Bien avant les membres du groupes aient fait partie de nombreux groupes auparavant comme The Locust, Crimson Curse, Swing Kids, Gogogo Airheart et d'autres, le son de Tristeza est tout à fait original. Les impressionnantes tournées et la vitesse à laquelle grandit leur discographie montrent bien qu'il font consciencieusement leur boulot, en évoluant continuellement vers plus de maturité. Ils sont pourtant très jeunes, mais cette jeunesse est la clé de la motivation et de l'énergie développée par le groupe. La jeunesse changera le monde, et Tristeza changera le monde de la musique ! La première sortie de Tristeza était 'Foreshadow', magnifiquement orchestré, sur Caffeine vs. Nicotine. Le groupe débuta alors sa première tournée, en promotion du single.

 

 

Avec plus d'expérience et complètement en avance sur le monde de la musique, Tristeza enregistra 10 chansons avec Tim Green (Unwound, Melvins, Bikini Kill) aux Louder Studios de San Francisco. Ces sessions ont donné naissance à leur premier album 'Spine and Sensory', sur le label Makoto Recordings.

Dès la sortie de ce premier opus, le groupe est parti 3 semaines sur la route pour fêter l'événement. Le succès de cette tournée et la sortie de ce disque sur vinyl les a amenés à tourner encore, pour 8 semaines cette fois. Mais juste avant, le groupe rejoignit Insound et sortit alors le premier EP d'une série baptisée "Insound Tour Support Series", faite d'éditions limitées destinées à aider les groupes en tournée. Ces chansons ont été enregistrée dans l'intervalle des deux tournées à Los Angeles par Mike Hammel (Juniper, The Mondo Crescendo). L'immense succès de cette série de concerts a amené Tristeza à la sortie du single 'Macrame' sur Rocket Racer. Celui-ci, tout comme l'EP d'Insound mettait en exergue l'expansion qu'avant pris leur son, et leur nouvel intérêt pour la musique électronique.

Le deuxième album complet de Tristeza qui a suivi, 'Dream Signals In Full Circle' (sur Tiger Style), a été enregistré à Chicago avec Dave Trumfio (The Pulsars) et marquait une évolution significative pour le groupe. Juste après une tournée aux Etats-Unis avec des groupes comme Mouse on Mars, Trans Am, Guided By Voices et bien d'autres, la formation a tourné en Europe pour la première fois, avec plusieurs concerts en Belgique notamment (on se rappelle celui du Bear Rock, tout près du Rhâââ Lovely).

 

 

Un nouvelle sortie est à signaler, 'Mixed Signals' (sur Tiger Style toujours), album de remixes de leur précédent opus. Les remixeurs sont e.a. Styrofoam, Verbose et Windy and Carl. C'est dans le cadre de cette sortie que les Américains entament leur enième tournée, qui passera par chez nous !

 

Discographie

-) 'Foreshadow' b/w 'Smoke Through Glass' 7" (Caffeine vs. Nicotine).

Ce qu'en pense Matamore :
[...] Ces musiciens, originaires de groupes comme Locust, Crimson Curse, Swing Kids, Constantine Sankaathi ou Gogo Airheart, enregistrèrent alors rapidement un premier single « Foreshadow/Smoke Through Glass ». En promotion de ce disque, ils tournèrent trois fois à travers les USA, asseyant une réputation qui n’a eu de cesse de croître jusqu’ici. A raison, le single est devenu un véritable best-seller et a dû être repressé trois fois.
Le voici pour la première fois réédité en CD, agrémenté pour l’occasion d’une version inédite de « Cinematography » sorti dans une autre version sur leur premier album « Spine & Destiny ».
Cet ep est un chef-d’œuvre absolu et prouve une fois de plus que Tristeza est un groupe de l’importance et de la trempe d’un Mogwai, d’un Tortoise ou d’un Godspeed You Black Emperor.
Jamais dynamisme irrésistible, fluidité à toute épreuve, mélancolie pure et grâce ne se sont ainsi croisés. Comparé à eux, Mogwai semble d’un statisme effrayant. Tristeza est le point de rencontre rêvé et maintenant matérialisé entre Seam et Aerial M, entre The Cure et Durutti Column. L’impression de courir, de dévaler une colline le cœur aérien et bleu prédomine.
« Foreshadow » commence en douceur par une guitare égrenée qui ne laisse présager de rien, mais s’appuie de plus en plus comme faisant face en sa totalité à la magnificence d’un soleil qui se lève et emplit tout l’horizon. Puis les courses à travers la campagne herbeuse démarrent, filant comme des troupeaux de gazelles à toute allure entre les arbres. Le morceau ne quittera plus ce qui-vive, entre escapades, descentes de cascades et projections dans le vide suivies de chutes vertigineuse et de réceptions à deux pas du gouffre. Car jamais Tristeza ne cède aux tentations du bruit et de la distorsion, tout n’est que pur dynamisme, que pure jouissance, ode à l’énergie et à l’adrénaline.
Plus poignant, démarrant comme un flot de larmes, « Smoke Through Glass » les essuie rapidement par une envie de ne pas se laisser démettre, de reprendre les reines d’un destin qui peut par moment faire douter. Des chemins sinueux se dessinent dans le sable, sombrent et se recréent au fur et à mesure qu’on les emprunte. Puis c’est l’arrivée au sommet de la dune ; le regard scrute les environs, les autres dunes puis on descend et on part à l’assaut d’une autre vallée, d’une autre colline comme en skateboard. Les bienfaits de l’expression physique qui ramènent l’âme à l’intérieur du corps et le corps dans un environnement.
Quand à « cinematography », c’est un véritable plaisir que de retrouver la version première de ce morceau de « spine & destiny ». Dès les premiers instants de sa création, l’alchimie unique de Tristeza était composée, un alliage sans pareil, de l’or en barre, du pur génie à l’écoute duquel on ne peut que s’abandonner complètement comme d’un Mogwai qui aurait multiplié les « Ithaca 27 ø 9 ». Un groupe majeur et historique.

Merci à Didier - Matamore.

 

-) 'Spine and Sensory' LP/CD (Makoto Recordings).

Ce qu'en pense Supersphere :
Tristeza a enregistré dix titres avec with Tim Green (Unwound, Lync, Bikini Kill) aux Louder Studios de San Francisco, CA. Ces sessions ont donné leur premier album, 'Spine and Sensory', un brillant mélange de dream-rock coloré et psychédélique. Cet album s'étend au-delà des éléments typiques de la musique rock alternant beats légers et tempos jazzy, sans pour un instant sonner discordant.
Les notes de guitares kaléidoscopiques dansent entre les nappes de synthé, plongeant les auditeurs dans un monde de mélodies sucrées et de rythmes bondissants. 'Golden Hill', le morceau d'ouverture, apporte passion et énergie dans un groove puissant, puis amène les auditeurs dans les plus hauts échelons des fréquences sonores, d'une manière qui leur est connue d'eux seuls.
Cet excellent album ajoute de nouveaux éléments aux préceptes de base de la musique, et modèle donc ce qu'elle sera dans le futur.

 

-) 'Insound Tour Support Series, Vol. 1' EP (Insound).

-) 'Macrame' b/w 'RMS 2000(remix)' 7" (Rocket Racer).

-) 'Are We People' b/w 'When Morning Steals the Sky' 7" (Tiger Style).

Ce qu'en pense Southern :
[...] Ces deux morceaux montrent la direction prise par le groupe vers des sons plus abstraits et l'insertion de boucles électroniques. Bien les deux guitares se fassent bien entendre, les claviers, la basse et la batterie sont dominants.
Ce 7" représente un tournant pour le groupe, puisqu'ils y expérimentent des boucles électroniques et de guitares.

 

-) 'Dream Signals In Full Circles' LP/CD (Tiger Style).

Ce qu'en pense Popmatter :
La musique instrumentale peut avoir des avantages majeurs sur celle contrainte par le chant ou un certain format pop/rock. Que ce soit des groupes contemporains comme Godspeed You Black Emperor! ou Mogwai, ou des légendes du passé comme Mozart ou Miles Davis, les musiciens utilisent leurs instruments pour rendre des émotions et des sentiments trop complexes pour les mots, et pour créer des atmosphères que des mots seuls ne peuvent capturer. Un autre groupe instrumental qui a créé avec succès de telles compositions est Tristeza. Sur leur deuxième album, la formation de San Diego utilise la configuration classique guitare / basse / batterie / clavier pour produire une music belle et mystérieuse.
Le son de Tristeza est construit autour du jeu de guitare de Christopher Sprague et Jimmy Lavalle. Derrière ces guitares qui s'entremêlent on trouve la basse et la batterie, avec Stephen Swesey couchant des nappes de synthé par dessus le tout. La musique à laquelle ils arrivent est paisible et relaxante mais pas du tout stationnaire. Il y a constamment un mouvement subtil qui anime le tout ; des boucles de motifs sont utilisées pour donner de la structure, pour ensuite s'effacer lentement pour donner de la variété.
Le plus gros problème avec la musique instrumentale, et plus particulièrement avec le rock instrumental, est le sentiment d'uniformité des compositions. Les groupes tombent tellement dans des 'recettes' que leur style peut facilement être résumé en une rapide phrase. Tristeza évite ce piège. Pas seulement grâce à leur talent musical, mais principalement grâce au fait que leurs chansons sont substantiellement différentes les unes des autres, même quand elles peuvent paraître similaires à la première écoute. Dès que je me dis "cette chanson ressemble à la précédente", un élément arrive pour me surprendre, que ce soit un effet de guitare funky ou wah-wah, un violon, ou plein d'autres choses.
'Dream Signals in Full Circles' est un titre joliment évocateur, et la pochette circulaire est une image plutôt abstraite ; avec ces éléments, les auditeurs s'attendent à un album plein de mystère poétique. Tristeza ne les déçoit pas. Ils n'utilisent pas le rock instrumental parce qu'il est à la mode ; ils n'imitent pas les légendes du passé et ne sont pas un coquillage creux sans rien à l'intérieur. 'Dream Signals in Full Circles' sonne comme un 'dream signal' le devrait : paisible et beau.

Dave Heaton

 

-) 'Mixed Signals - Remix record' CD (Tiger Style).

Ce qu'en pense Splendid Zine :
[...] L'argument de vente de Mixed Signals est ses contributeurs. Les artistes qui ont remixé sont e.a. Marumari, Sientific American, Simon Raymonde (Cocteau Twins), Windy & Carl, Styrofoam, Randomnumber et Yellow6. Leur participation montre bien la crédibilité de Tristeza; bien sûr, quelques uns ont dû le faire pour l'argent, mais implicitement cela montre que Tristeza a gagné un certain respect en compensation de leurs efforts, et ils le méritent bien. Les remixes en eux-mêmes varient entre explorations ambient et beats style Intelligent Dance Music; il est inutile de dire que les morceaux emmenés par les beats sont plus dynamiques, avec "Casio" de Styrofoam en point d'orgue. Le morceau de Windy & Carl "Opiate Slopes", par contre, se fait le représentant du space rock.
Comme c'est le cas avec beaucoup d'album de remixes, nous vous recommendons de prêter une oreille aux originaux non-remixés du groupe avant de vous attaquer à Mixed Signals, bien que le disque - de manière surprenante - se suffise à lui-même.

George Zahora - Splendid Zine.

 

Audio

Des mp3's sont à télécharger gratuitement sur epitonic :

-) 'RMS 2ooo' (Spine And Sensory).
-) 'Golden Hill' (Spine And Sensory).
-) 'Are We People' (Dream Signals In Full Circles).

Si vous voulez voir ce qu'ils donnent en concert, une vidéo est à regarder gratuitement sur Digital Club Network ici.

 

Web

-) Tristeza @ Southern.
-) Southern Records.
-) Tigerstyle Records.
-) Site non-officiel.