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ARCHIVES | 2005 | MATAMORE STAGE | MATT ELLIOTT


Photos

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Biographie

Après 8 albums parus surtout sous le pseudo The Third Eye Foundation chez Domino Recordings (Franz Ferdinand, The Kills, Pavement, ...), Matt Elliott vit et travaille désormais en France et a choisi Ici D'ailleurs pour publier un 'Drinking Songs'qui confirme son évolution vers un folk faisant le grand écart entre ses racines drum'n'bass et son goût pour les choeurs, qu'ils soient lithurgiques ou soviétiques.

Cet expérimentateur multi-instrumentiste, connu pour ses compositions organiques et obscures, poursuit en fait une collaboration avec Ici D'ailleurs initiée en 1999. Il avait alors remixé 'La Dispute' de Yann Tiersen sur la compilation éponyme du label, titre qui ouvre également son album de remix 'I poopoo on your juju' (Domino Recordings).

 

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Matt est une figure historique de l'electronica, et un créateur à part. Originaire de Bristol, il a fait ses débuts au sein du projet Flying Saucer Attack et d'AMP avant de se lancer en solo.

Aujourd'hui, exit les ambiances lourdes et sombres de ses premiers travaux : 'Drinking Songs' fait la part belle à des atmosphères plus éthérées, emplies de voix lointaines. Sa recherche de nouvelles textures sonores se nappe d'un romantisme diffus. Les guitares et les claviers se font doux, presque caressants, parfois submergés de beats qui apportent d'autant plus de relief qu'ils sont rares et subtilement distillés. Les choeurs, les échos donnent une dimension presque mystique à l'ensemble. Les compositions de l'album fascinent par leur étrangeté et leur beauté.

 

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Matt Elliott a le don de transporter l'auditeur dans un monde parallèle, de faire appel au souvenir et à l'imagination. Sa musique envahit l'espace et crée une atmosphère lancinante, hypnotique.

Mais les mélodies fragiles et délicates de 'Drinking Songs' sont tout sauf innocentes, et s'avèrent vite par leur beauté et leur étrangeté, fascinantes et déstabilisantes. Si bien qu'au fur et à mesure des écoutes, on réalise que l'ombre de Third Eye Foundation ne plane jamais très loin. Elle finit même par s'imposer sur 'The maid we messed', le titre de 20 minutes issu des dernières prestations live de Matt qui clôture l'album.

Une figure culte de plus à l'affiche du Rhâââ Lovely...

 

Discographie

-) 1996 : 'Semtex' sur Domino Recordings.

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-) 1996 : 'In Version' sur Domino Recordings.

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-) 1996 : 'Universal Cooler' 7" sur Planet PUNK015.

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-) 1996 : 'Semtex' 12" sur Domino Recordings.

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-) 1996 : split 7" avec KS Kollective sur Obsessive Eye.

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-) 1997 : 'Ghost' sur Domino Recordings et Merge Records.

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-) 1997 : 'Sound Of Violence' sur Domino Recordings et Merge Records.

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-) 1998 : split 12" avec V/VM sur Fat Cat.

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-) 1998 : 'Fear Of A Wack Planet' sur Domino Recordings.

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-) 1998 : 'You Guys Kill Me' sur Domino Recordings et Merge Records.

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-) 1999 : 'In Bristol With A Pistol' sur Domino Recordings.

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-) 2000 : 'What Is It With You' sur Domino Recordings.

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-) 2000 : 'Little Lost Soul' sur Domino Recordings et Merge Records.

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-) 2001 : 'I Poo Poo On Your Juju' sur Domino Recordings et Merge Records.

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-) 2003 : Matt Elliott 'Borderline Schizophrenic' 10" sur Domino Recordings.

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-) 2003 : Matt Elliott 'The Mess We Made' sur Domino Recordings et Merge Records.

Ce qu'en pense Benzine :
L'écoute de The Mess we made intrigue et laisser transparaître de drôles d'ambiances au fil des différents chapitres qui le composent. Sur Let us break par exemple, on pense à une sorte de musique de cirque sans chapiteau, une ritournelle de foire encrée dans l'univers du merveilleux ou du fantastique. Ici pas de sons électroniques ou si peu : un beat minimal au milieu du très long et très beau Also ran, plus loin une réminiscence discrète de drum'n'bass sur The Mess we made et c'est tout. Rien de plus. Le reste n'est que notes de pianos noirs, boucles bizarres, bruits et résonances divers, guitares schizophrènes ou apaisées, chœurs malades, cuivres discrets qui forment au final un ensemble baroque mais toujours en équilibre ; au fond un disque qu'aurait pu composer un Yann Tiersen en pleine dépression ou encore un Sylvain Chauveau qui aurait rencontré sur sa route une troupe de saltimbanques.
Disque profond, sondant l'âme humaine, The Mess we made ne prend jamais le temps de souffler. Chaque titre mérite sa part du gâteau et aucun ne souffre de la présence de l'autre. En résumé, huit titres à l'âme slave, puissants et chargés d'émotion qui pourraient aisément servir de musique à un film signé Emir Kusturica par exemple.
Matt Elliott signe incontestablement avec ce nouvel album sa meilleure réalisation. Affranchi des lourdeurs de son projet électronique The Third Eye foundation, il nous donne à écouter un disque funèbre mais terriblement prenant. Un disque en tout point remarquable dans lequel il convoque toutes les âmes tristes de la terre pour un spectacle beau-bizarre auquel on a bien envie d'assister, assis tout en haut d'un gradin.

Benoît Richard - site.

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-) 2005 : Matt Elliott 'Drinking Songs' sur Ici D'ailleurs.

Ce qu'en pense Benzine :
Alors que The mess we made constitua en son temps ( 2003) une belle surprise et une évolution appréciable de la musique jouée par Mattt Elliott sous son propre nom, voici qu'arrive enfin la suite tant attendue des aventures de cet homme (tranquille ?) installé en France. Toujours aussi sombre et désespéré, Mattt Elliott enfonce encore un peu plus le clou avec un album une fois encore magnifique, dans la lignée de son précédent mais qui tire plus encore vers l'épure.
Originaire de Bristol, Mattt Elliott a longtemps privilégié les ambiances lourdes, à la limite de l'expérimental avec notamment des compositions baignées dans des rythmes drum'n'bass qui ont fait le succès de son travail sous le nom de The Third Eye Foundation. C'est donc avec son premier album sous son propre nom que commence la mutation. Il emprunte de nouvelles voies et donne à sa musique une nouvelle direction. Plus accessible, plus tranquille, emplies de douces mélodies à la mélancolie affirmée, ses nouveaux morceaux montrent un Matt Elliott qui s'éloigne un peu plus des machines pour aller vers une instrumentation plus traditionnelle mais avec toujours un fond de noirceur très présent.
Aujourd'hui sur drinking songs, il poursuit sur cette même voie et ne laisse toujours pas entrevoir le moindre filet de lumière. Voici donc 8 nouvelles compostions au charme troublant et envoûtant dans lequel tout rythme semble avoir bel et bien disparu, laissant toute la place à la voix, aux guitares, aux cordes, au piano. Forcément très captivants, les titres de l'album laissent l'imaginaire travailler et appelle des images de marins perdus chantant en chœur leur désespoir comme sur le splendide The Kursk.
Sondant une fois encore le plus profond de l'âme humaine, Drinking songs communique à merveille toute la mélancolie dont semble être rempli ce solide gaillard au physique imposant (voire ses prestations scéniques sont assez impressionnantes).
En guise de récréation, et pour renouer avec le passé, il signe avec The Maid we messed un dernier titre d'une vingtaine de minutes, au rythme drum'n'bass, dans lequel il reprend un thème au piano que l'on imagine tout droit sorti du répertoire de Yann Tiersen dans une sorte de final en apothéose, comme un feu d'artifice sonore et féerique. Troublant, magique, fascinant !

Benoît Richard - site.

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Audio

Deux morceaux de Matt Elliott sont à télécharger sur Epitonic, tandis qu'un bon nombre de chansons de The Third Eye Foundation sont disponibles sur le site de Matt.

 

Web

-) Site officiel.
-) Ici D'ailleurs.
-) Merge Records.
-) Domino Recordings.