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ARCHIVES | 2005 | MATAMORE STAGE | STAFRAENN HAKON


Photos

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Biographie

Stafrænn Hákon est le projet d'Olafur Josephsson, musicien originaire de Reykjavík, Islande. Après avoir été un guitariste dans son groupe précédent (jusqu'au début de 1999), Stafrænn brûlait d'envie de créer son propre monde musical, basé sur des guitares distordues et divers instruments.

Les choses débutèrent lentement, principalement à écrire des parties de guitare "ambient" sur son 4-pistes. Tandis qu'il explorait son propre son et le monde des boîtes-à-rythmes et des boucles, Stafrænn Hákon commença également à écrire des morceaux plus "propres".

 

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Nous sommes en 2001 et Stafrænn joue des morceaux qui apparaîtront plus tard sur son premier EP 'eignast jeppa', auto-produit sur son label Vogor Recording.

Plus tard dans l'été, Stafrænn joue ses premiers concerts, partageant la scène avec les favoris de Reykjavík du moment Ampop, avec lesquels il joue d'ailleurs occasionnellement de la guitare. A la fin 2001, Stafrænn avait déjà écrit sa seconde plaque, intitulée 'í ástandi rjúpunnar', qui était plus sombre et dont le son était beaucoup plus "ambient" que sur son prédécesseur.

 

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En mars 2002, il ouvre un concert de GY!BE, ce qui pourraît être considérer comme le sommet de sa carrière jusqu'à maintenant. Au printemps 2002, il avait déjà terminé un nouvel album. 'skvettir edik á ref' est sorti en juillet 2002, avec une pochette et un livret réalisé par ses soins.

Après avoir déménagé à Edinburgh à la fin de l'été, il a commencé à envoyer ses démos à divers labels. Les enregistrements ont été repérés par Resonant Recording (UK) et Secret Eye (US).

En 2004, pas moins de 6 disques sortent. Après avoir joué quelques concerts épars en Europe, il prévoit maintenant une petite tournée, non sans oublier de faire un petit détour par le Rhâââ Lovely !

 

Discographie

-) 2001 : 'eignast jeppa' sur Vogor Records (sorti sur Secret Eye en 2003).

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-) 2002 : 'í ástandi rjúpunnar' sur Vogor Records (sorti sur Resonant en 2004).

Ce qu'en pense Derives :
'í ástandi rjúpunnar' est homogène, tout à fait évolué, personnel, envoûtant et convaincant. Probablement l'idéal pour un voyage en avion, pour faire planer entrer en léthargie et transformer les heures d'attente en minutes. Il est probable que le même effet hypnotique d'extase narcoleptique doit pouvoir agir également en voiture mais les conséquences risquent d'être plus dangereuses (!!!). Pas non plus le disque idéal avec lequel se réveiller car le risque est grand, comme avec le 'i could live in hope' de Low, de passer la matinée entière au lit.
En fait le principal exploit pour vaincre disque est de pouvoir passer au-delà de cette décevante photo de pochette qui le dessert vraiment. L'intérieur est purement planant, spatial et chaleureux, directement extasiant. Mélange de nappes atmosphériques, guitares en arpèges, boite à rythmes et xylophone, plus quelques autres instruments.
'í ástandi rjúpunnar' dure soixante sept minutes mais ne les fait vraiment pas. Les neuf plages sont souvent longues et vibrantes, on imagine très bien derrière elles les plaines désertiques et gelées de l'Islande. C'est d'une invitation au voyage qu'il s'agit ici et Stafrænn Hákon le réussit magnifiquement.

Didier - site.

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-) 2002 : 'Skvettir edik á ref' sur Vogor Records (sorti sur Resonant en 2003).

Ce qu'en pense Derives :
'Skvettir edik á ref' est en quelque sorte l'étape d'accomplissement, Olafur atteint le premier apogée de son parcours débuté en 1999. Si ses deux premières oeuvres présentaient déjà de larges brillances, celui-ci les surpasse allègrement offrant même la perspective d'être un tout, un long voyage unitaire et planant d'un peu plus d'une heure. Où comment passer peu à peu de talentueux à indispensable avec un premier chef d'œuvre ? L'évolution et les progressions sont ici aussi patentes qu'extraordinaires.
Un seul mot suffit pour décrire 'Skvettir edik á ref' : superbe. Une des rares réussites à marier planant et intimité, euphorie lumineuse et brumes mélancoliques. Puisqu'il faut passer par l'étape de la comparaison, on songera à une sorte de mélange entre David Pajo (Aerial M / Papa M) et Windy & Carl, entre Yellow 6 et Album Leaf, entre Mogwai et Durutti Column, entre Rothko et Rafael Toral, ou entre Roy Montgomery et Labradford. On peut aussi penser au trop méconnu album 'Turning', de Light, sorti sur Wurlitzer Jukebox en 1997. Beaucoup de références certes, mais Stafrænn Hákon n'est en rien un produit dérivatif, il a développé un style propre et cohérent à travers ces tendances différentes. Les guitares sont centrales, à la fois intimistes, folk et chuchotantes d'un côté, éthérées et planantes de l'autre. Les percussions sont touchantes et ce qui caractérise le tout et qui n'est en fin de compte pas très islandais c'est cette chaleur douce infusée en constance.
Un disque de plaisir pur, épuré, célébrant la vie et ses pulsations, incandescent comme le soleil brillant au milieu d'un ciel bleu parsemé de quelques nuages blancs filiformes. Impossible de ne pas succomber, de ne pas entrer en résonance avec les atmosphères envoûtantes rencontrées. On plonge dans un état second extatique, brumeux, frais et étincelant, euphorisant, au taux d'oxygène surélevé, à l'infinie beauté.
Après Björk, Múm et Sigur Ros, il pourrait bien être la nouvelle révélation islandaise, même si son style de musique – le space-rock planant intimiste – le réserve à des auditoires plus limités et clairsemés, même si sans doute plus passionnés et pointus encore.
Une heure de plaisirs intenses à ne pas se refuser. Difficile d'individualiser les dix plages constituantes car chacune à sa manière est un sommet et multiplie les qualités de l'ensemble. Embarquez vite et entrez dans le rêve…

Didier - site.

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-) 2003 : 'Prjónar Húmmus' sur Vogor Records.

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-) 2004 : Split 7" avec Emery Reel sur Awkward Silence.

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-) 2004 : Tour EP avec Dialect sur Resonant.

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-) 2004 : 'Ventill/Poki' sur Resonant.

Ce qu'en pense Etherreal :
[...] si le groupe a conservé sa parfaite maîtrise du genre, il témoigne à présent d'une volonté de le transcender qui n'avait jamais transparu dans les albums précédents. Travail sur les nappes, incorporation d'instruments réels (là où la batterie était, sur les disques passés, majoritairement, électroniquement ajoutée) ou d'éléments électroniques (dans le captivant Vogor), densité et richesse des morceaux (via l'emploi de profonds cuivres et de savoureuses cordes) ; on ira pas jusqu'à dire que Stafrænn Håkon a complètement révolutionné sa musique, mais la formation islandaise a brillamment réussi à s'extraire du chemin ultra-balisé dans laquelle elle semblait se complaire. Partant, le mariage entre accords de piano, trémolo de guitares et nappes de synthé ne nous a rarement paru aussi sublime (Rafmagn), ni une attaque de batterie aussi prenante (Eder).
Reste alors à trouver des explications à cette transformation de la chrysalide en papillon. Les notes de pochette nous apprennent que Dialect a participé à l'enregistrement de Ventill / Poki en jouant de la batterie et de la basse, d'une part, et en travaillant au mastering et à la production, d'autre part. De cette rencontre entre l'artiste electronica anglais et le groupe islandais (dont on avait pu constater les bienfaits sur leur tour EP commun) s'est donc extrait ce souffle nouveau qui semble traverser à présent les morceaux de Stafrænn Håkon. De plus, alors que les albums précédents du groupe avaient été enregistrés « à la maison », les Islandais ont pu bénéficier d'une semaine en studio pour peaufiner leurs arrangements, se plonger véritablement dans l'enregistrement et en tirer ce beau disque (qui, au passage, met à mal le mythe du home recording au résultat soi-disant toujours plus intéressant que lorsqu'on est en studio avec davantage de moyens).
On osait plus l'espérer mais ça y est : Stafrænn Håkon occupe enfin la place qu'on lui avait réservé à l'écoute des premières démos du groupe et de laquelle il semblait s'éloigner disque après disque : une place de premier choix dans notre panthéon des formations de post-rock instrumental.

François Bousquet - site.

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-) 2004 : 'Glussi Christmas 2004' (7" vinyl) sur Resonant.

Ce qu'en pense Boomkat :
Resonant continues its splendid obsession with all things icelandic, on this cheeky, chunky little christmas seven, achingly a week after the holidays. Staffron manfully tackles the Band Aid tune on 'Hva, pekkja pau ekki jolin?', no Dizzee on this one of course, but lends it a yearning, strummed acoustronic air, which fans of the man, the label and for example Erlend Oye or His Kings Of Convenience should love. 'Sidustu jol' deals with the auld george michael andrew ridgely abomination and actually brings out the song and not the schlock. Buy early for next December, or pay now and leave those faerie lights up just a few weeks more. Now, who ate all those Quality Street? Strictly limited copies only.

site.

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-) 2004 : 'Glussajól EP' auto-produit.

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Audio

Quelques morceaux sont à télécharger ici.

 

Web

-) Site officiel.
-) Resonant.